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Pleine Lumière
L'angle de cette rubrique

Révéler l'image, pas la refaire

Une retouche réussie ne se voit pas. Elle rend à la photo ce que le capteur n'a pas su enregistrer : la nuance dans les ombres, la couleur exacte du soir, le cadrage que l'on n'a pas eu le temps de soigner.

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Le gratuit d'abord

Avant de conseiller un abonnement, nous regardons ce que font les logiciels libres et les versions gratuites. Dans l'immense majorité des cas, elles suffisent, et elles n'expirent pas le jour où vous arrêtez de payer.

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Vos photos vous appartiennent

Un service gratuit se rémunère d'une façon ou d'une autre. Nous regardons systématiquement si l'image part sur un serveur, et ce que les conditions d'utilisation disent des droits accordés.

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Toujours sur une copie

Le fichier d'origine ne se retouche jamais. C'est la seule règle qui n'admette aucune exception, et celle que tout le monde apprend en effaçant par mégarde la photo de la seule journée de soleil des vacances.

Avant de retoucher

La moitié du travail se joue au déclenchement

Aucun logiciel ne rattrape un flou de bougé ni un cadrage bancal. Une image correctement exposée demande trois minutes de retouche ; une image sombre et bruitée en demande vingt, pour un résultat inférieur. Si vos photos exigent systématiquement un long travail de rattrapage, la cause est probablement du côté de l'exposition.

Et si vous préparez un tirage ou un livre photo, pensez à baisser la luminosité de votre écran avant de retoucher : un écran trop lumineux conduit à assombrir les images sans s'en rendre compte, et le papier, lui, ne pardonne pas.

Questions rapides

Ce que l'on nous demande le plus souvent

Faut-il payer pour bien retoucher ?

Non, dans l'immense majorité des cas. Les logiciels libres de développement, les éditeurs gratuits et les applications sans filigrane couvrent tout ce dont un amateur a besoin. L'abonnement se justifie surtout pour synchroniser des milliers d'images entre plusieurs appareils, ce qui est un problème de professionnel, pas de photographe du dimanche.

JPEG ou fichier brut ?

Le JPEG est déjà traité par l'appareil : il supporte mal les corrections franches, et les zones sombres remontées se transforment vite en aplats. Le fichier brut conserve toute l'information captée et permet de rattraper une exposition ratée ou une dominante de couleur. Il pèse plus lourd et exige un logiciel de développement, gratuit ou non.

Combien de temps consacrer à une photo ?

Trois à cinq minutes pour une image correctement exposée à la prise de vue, le temps de redresser, ajuster la luminosité, rouvrir les ombres et corriger la dominante. Au-delà de dix minutes, la question à se poser n'est plus « comment la sauver » mais « pourquoi la garder ».